lundi 26 janvier 2009

Comment procéder???

Me revoilà sur ce blog après les si bons moments de vacances et les âpres révisions!!!Et à nouveau des maux de tête en réfléchissant aux projets de travail que l'on va devoir soumettre sur nos chers blogs...Je suis très intéressée par les chansons : les chansons populaires françaises anciennes et méconnues ainsi que les si belles comptines..puis j'ai songé en voyant toutes ces publicités sur internet à propos de la minceur, des régimes etc. qui polluent les esprits , je me suis dit qu'il serait intéressant de présenter des recettes équilibrées et bonnes pour toutes ces femmes obnubilées par ces choses.. En somme de proposer des cours de nutritionniste...Il y aurait peut-être pléthore de personnes!!! Who knows M. Springer?

Pardonne-moi Natacha Sergei Kourdakov


Pardonne-moi Natacha


Le témoignage vécu d'un jeune tortionnaire, dans toute la brutalité froide du système soviétique à l'encontre des « croyants » dans les années 60-70.

Malgré une ascension programmée sur l'échelle de la violence, ce militant des jeunesses communistes, Sergei, poussé à la tête de véritables commandos de la terreur par une hiérarchie cynique, violant toute légalité et même ses propres scrupules, va croiser le regard d'une de ses jeunes victimes...
L'auteur a témoigné après son évasion vers le Canada où il meurt à 22 ans... « accidentellement ».

Son récit, traduit dans une dizaine de langues, bien sûr interdit dans les pays de l'Est, y fut longtemps diffusé clandestinement.

Un livre magnifique et très enrichissant!

samedi 13 décembre 2008

Un livre passionnant..!!! Farah Pahlavi nous raconte..

FARAH PAHLAVI, Impératrice d'Iran.

Et pourtant, l'histoire avait commencé comme un conte de fées. A dix-neuf ans, Farah Diba épouse Mohammad Reza Shâh Pahlavi. La vie de cette jeune fille bascule en l'espace de quelques mois, elle est sacrée impératrice, elle apparaît dans la presse du monde entier... Tout en donnant naissance à quatre enfants, la jeune reine assume son nouveau rôle avec beaucoup d'humanité, s'engageant dans de nombreuses actions sociales et culturelles. Vingt ans plus tard, la gloire se transforme en cauchemar manifestations, émeutes, et le départ précipité du Shâh, déjà gravement malade, exilé à jamais sans trouver de refuge, errant des Bahamas au Mexique, caché un temps dans un hôpital new-yorkais, avant de trouver celui qui aura le courage de les recueillir, le président Anouar el adate - lui-même assassiné par les intégristes un an et demi plus tard. Pour la première fois, la Shahbanou Farah, épouse du dernier empereur d'Iran, rompt le silence. Elle raconte son histoire d'amour avec un homme et un pays. Un récit bouleversant.

dimanche 30 novembre 2008

Katyn, un film d'Andrzej Wajda ! Evénement historique si méconnu...

Un film qui n'est pas paru en France...quel dommage! Il est si important de connaître des vérités souvent oubliées...donc pour ceux qui aiment l'histoire, lisez!

Le 17 septembre 1939, l'Armée rouge envahit l'Est de la Pologne pour se partager le pays à l'amiable avec l'Allemagne.
Ce 17 septembre 2007 est la date qu'a choisi Andrzej Wajda pour la première de son film Katyn, film dédié à ses parents.Son père, Jakub Wajda, était capitaine dans l'armée polonaise. Il a été exécuté,comme des milliers d'autres Polonais, par le NKVD la police politique de Staline.
Entre le 3 avril et le 13 mai 1940, plus de 4 400 prisonniers furent transportés de Kozielsk, dans la forêt de Katyń, près de Smolensk, située à environ 50 kilomètres de la frontière biélorusse où ils furent abattus d’une balle dans la nuque et ensevelis dans des fosses communes.
Les 3 896 prisonniers de Starobielsk furent assassinés dans les locaux du NKVD à Kharkov et les 6 287 hommes détenus à Ostaszków tués à Kalinine. Les massacres ont donc concerné au cours de ces seuls trois mois plus de 14 400 Polonais. Il faut ajouter à cela près de 7 800 membres de réseaux de résistance et fonctionnaires divers, non mobilisés dans l’armée, qui, au titre de la décision du 5 mars 1940, furent fusillées par les OSO (Conseil spécial de la Police) .
Le film d'Andrzej Wajda commence donc le 17 septembre 1939, sur un pont où deux foules se pressent en sens inverse: l'une pour fuir l'Armée rouge, l'autre la Wehrmacht.
Ce film est une fiction, mais il est basé sur des histoires et des épisodes authentiques. Des images d'archives tournées par les Allemands lors de l'exhumation des corps en 1941 ont même été utilisées par Wajda.qui tiens à ce que son film colle au plus prêt avec la réalité connu du moment.
Les principaux personnages du film ne sont pas les officiers polonais, mais leurs épouses, mères, soeurs, toutes ces femmes qui sont restées dans l'ignorance, le doute et le mensonge pendant de nombreuses années. Un hommage à sa mère, qui comme des centaines d'autres femmes a refusé d'accepter l'inacceptable.
Au printemps 1943, les militaires allemands mettaient à jour plus de 4 500 corps d’officiers polonais empilés dans plusieurs fosses. Radio-Berlin rendit la découverte publique le 13 avril 1943 en accusant les Soviétiques du forfait. Deux jours après, ceux-ci nièrent leur responsabilité sur les ondes en répliquant que les Nazis avaient commis ces atrocités lors de leur avance au cours de l’année 1941.
Les dirigeants du Reich convoquèrent une commission internationale d’enquête médicale, composée d’experts venant pour la plupart de pays sous contrôle allemand.
La Commission internationale publia ses conclusions fin mai : toutes les données recueillies, aussi bien les traces physiques que les témoignages, concouraient à placer le massacre au printemps 1940
À la fin des hostilités, les Soviétiques déclarèrent zone interdite la région de Katyń, refusèrent toute enquête par des organisations internationales. Ils organisèrent, à l’aide des partis communistes locaux, selon la technique éprouvée de l’amalgame (ceux qui mettent en doute la thèse soviétique sont des pro-nazis), une campagne internationale pour discréditer les personnes connaissant le dossier et chasser de leur poste d’enseignant les membres de la Commission internationale de 1943.Le gouvernement communiste polonais quant à lui censura la question en accord avec la position soviétique.
Par ordre secret n° 0011365 du 25 octobre 1940, fut dressée une liste des primes signée par Lavrenti Beria en personne, qui accordait à 44 fonctionnaires du NKVD une prime mensuelle de 800 roubles chacun " pour avoir exécuté de manière efficace des devoirs spéciaux ".

Katyn était ainsi devenu un sujet tabou en Pologne et la vérité sur les crimes communistes ne fût connu que beaucoup plus tard. Une bonne partie du film se déroule à Cracovie et raconte l'attente des femmes entre 1939 et 1950.
Wajda déclare lui-même que ce film n'aurait pas pu voir le jour avant, ni dans la Pologne communiste, ni en exil, en dehors de la Pologne, où il n'y avait pas d'intérêt pour le sujet.
Ce n'est qu'en 1990, que Mikhail Gorbatchev, désirant assainir les relations avec la Pologne, reconnaissait que le NKVD était responsable du massacre et présenta des excuses officielles au peuple polonais.
En 1992, Boris Eltsine, ouvrant au public les archives des dirigeants de l’URSS, remit à Lech Walesa, plusieurs documents émanant du comité central, dont l’ordre d’exécution des officiers polonais.
Cependant, la transparence sur Katyn est encore loin d'être terminée. En effet, la Russie refuse toujours de transmettre des documents sur le sujet, encore classés secrets.
Pour Wajda, ce film n'est que le premier sur le sujet. Un film que toute la Pologne attendait. Il espère que d'autres films suivront.
17 septembre 1939, 17 septembre 2007. La France, elle attendra pour voir le film. Des négociations sont en cours. Espérons qu'elles aboutissent, il serait dommage de se priver et d'un film d'Andrzej Wajda et d'un sujet comme le massacre de Katyn, sujet trop longtemps passé sous silence même à l'Ouest.